Alimentation du lapin.

Le lapin domestique et le lapin nain sont des herbivores stricts. L'alimentation du lapin de compagnie doit donc être uniquement constituée de produits d'origine végétale. On pourrait dire en résumé, que l’on doit donner de l’herbe ou du bon foin et des légumes. Et c’est tout. Le reste n’est que superflu, voire dangereux. Le lapin n’est pas un omnivore et il ne mange pas du tout comme les humains. De plus, en leur offrant des friandises, on peut provoquer de nombreux disfonctionnements de leur santé en pensant bien faire. Selon les vétérinaires, la plupart des problèmes de santé des lapins est provoquée, directement ou indirectement par une nourriture inappropriée. Les dégâts les plus graves ne s’observent souvent qu’après des mois, voire des années plus tard.

Le lapin domestique présente les mêmes caractéristiques physiologiques que les lapins sauvages qui habitent encore nos campagnes. De quoi se nourrit un lapin sauvage ? Il sort de son terrier pour manger de l’herbe et des plantes. Même l’hiver, lorsque la nourriture est rare, il se nourrit d’herbes sèches, de certaines écorces, de feuilles tombées des arbres. Ils ne mangent ni graines, ni pain sec, ni granulés, ni produits du commerce divers et variés. La formulation des produits commerciaux est adaptée le plus souvent à des lapins destinés à la boucherie ou à finir en barquettes dans les supermarchés et dont la durée de vie ne dépasse pas trois à quatre mois. Ce délai est trop court pour voir se déclarer les pathologies inhérentes à ces nourritures inadaptées.

Toutes les dents du lapin ont une croissance continue, c'est pourquoi il faut toujours mettre à sa disposition des aliments durs à ronger afin qu'il use correctement ses dents. Pour cela, vous devez lui proposer des aliments longs à mastiquer comme du foin, des herbes, certains légumes,.. Il sera aussi heureux de ronger des jeunes branches d'arbres comme du noisetier, de l'érable, du saule, de l'osier, du charme, du tilleul, du pommier.

Le bon foin provient de prairies laissées à l’état naturel et ne doit pas avoir « chauffé » avant d’avoir été mis en balles. Il ne devra pas être moisi, ni trop poussiéreux. Il devra avoir une couleur verdâtre et avoir une bonne odeur d’herbe coupée.

La caecotrophie :
Les lapins présentent une particularité digestiveappelée la caecotrophie. Il permet au lapin de digérer deux fois ses aliments pour assimiler davantage de nutriments. Cela est possible du fait de la présence de bactéries particulières du tube digestif situées dans le caecum et le gros intestin. On ne doit donc jamais retrouver de caecotrophes dans la cage ou empêcher le lapin de les manger. C’est vital pour lui. Aliments les plus importants :

- Les fibres alimentaires  sont présentes dans le foin, et les végétaux séchés, ainsi que dans les légumes verts. La ration quotidienne d'un lapin doit comporter au moins 12 à 15% de fibres alimentaires. Une carence en fibres peut être responsable de troubles digestifs qui se manifestent par une diarrhée parfois grave.

- Les protéines d'origine végétale sont apportées par les herbes, légumes et plantes. Elles doivent représenter au maximum 14 à 15 % de la ration.

- Les vitamines (vitamine A, D, E) doivent être apportées par l'alimentation courante. Les autres vitamines (vitamine B, K) sont contenues dans les caecotrophes et donc produites par le lapin lui-même.

- Les minéraux sont généralement présents dans les aliments donnés au lapin. (Eviter les apports trop élevés en luzerne qui fournissent trop de calcium.

- L'eau est indispensable surtout si le lapin ne mange que du « sec » et par temps chaud. Cette eau doit être propre.

- Les légumes frais (salade, carotte, endive, verdure) sont consommables en grande quantité Ces aliments apportent notamment les fibres nécessaires à un bon transit digestif ainsi que des vitamines et des minéraux. Ces aliments nécessitent de plus une longue mastication qui contribue à une bonne usure dentaire. Outre les légumes, le lapin appréciera certaines herbes cueillies au jardin(*) (trèfle, pissenlit...).

(*) ASTUCE : Si vous connaissez des garennes sauvages, examinez quelles plantes sont rongées par les lapins sauvages et cueillez les mêmes.

Il faut donner très peu de fruits qui apportent des sucres inutiles.
Dans l’ensemble, il faut rationner le lapin et le nourrir en petite quantité à heures fixes, une fois le matin, une fois le soir. Il ne s’agit pas d’en faire des obèses.

Il est très dangereux de changer brutalement et radicalement son alimentation sans faire de transition alimentaire. Le changement d’aliment doit se faire de façon progressive. Les brusques changements alimentaires perturbent la flore intestinale et favorisent le développement de bactéries dangereuses comme les clostridies responsables d'entérotoxémies souvent mortelles pour les lapins.

Si, pendant les chaleurs de l'été, ou même en d'autre temps, leur nourriture principale devait consister en fourrages secs, il faudrait quelquefois les humecter en les aspergeant d'eau salée. On peut se servir de temps à autre de ce moyen pour leur administrer du sel, qui leur fait beaucoup de bien, rend leur chair meilleure, leur donne de l'appétit.

Chaque cage aura son petit râtelier qui sera compartimenté, afin que tous les lapins puissent manger en même temps sans être trop serrés y compris les lapereaux en sevrage. Des râteliers appropriés au nombre et à l'âge des lapins ont pour résultat d'économiser les trois quarts de la nourriture. Ce râtelier ne touchera pas la terre ; autrement, les lapins n'auraient rien à faire de plus pressé que de gratter à qui mieux mieux, et d'en tirer toute l'herbe pour la répandre sur le sol et la fouler aux pieds, et l'on sait qu'il n'y a qu'une faim excessive qui puisse les porter à manger quelque chose qu'ils ont ainsi foulé aux pieds.

On ne donnera jamais d'herbe mouillée: on évitera même de donner, pendant toute une saison ou plusieurs fois de suite, de l'herbe fraîche ou des substances trop aqueuses.


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